Accueil Date de création : 02/02/09 Dernière mise à jour : 24/12/14 11:09 / 152 articles publiés

Grave dans la pierre l'image d'un oiseau des mers  (ETERNITES) posté le jeudi 18 décembre 2014 18:25


Pour mon ami et peintre Alain Fleuret,

 

Ecris pour le peuple la première loi de la sagesse. Grave dans la pierre l'image d'un oiseau des mers, il sera ton symbole de voyage et de liberté. La sagesse ne se cache pas dans un enclos. Elle est déesse des horizons les plus reculés. Tout peuple doit se guider sur son temple. Mille et mille générations marcheront vers l'étoile. Beaucoup chuteront en chemin et ne toucheront jamais le parvis du temple. La voie est rude et les dangers si nombreux que les élus diront : "Nous ne referons jamais le même voyage. Seule la folie nous a menés vers les sommets de la sagesse, seul le mépris de toute raison nous a conduits sur les rives escarpées de ce temple, seul le refus des troubles nous a boutés hors des tentes et nous a jetés dans cette quête qui ne console même pas, le but atteint."

 

Grave dans la pierre les signes de l'éternelle marche. Un seul peut-être comprendra l'érrance du savoir et dira à toutes les générations de ne pas demeurer sur les collines et d'éviter sommeil et repos qui ne sont que sanctuaires de la mort et de l'ignorance. Il se trompe qui dit : "J'ai franchi le cortège des sages, je siège parmi mes pairs dans l'immobilité du savoir". Grave dans la pierre les signes de la mouvance; ainsi le berger ne parquera plus le troupeau dans l'enclos de la mort. Il dessinera pour lui le chemin de l'éternelle transhumance. Ecris la première loi de la sagesse : le sage n'a pas de repos. celui qui demeure refuse le savoir. La sagesse se confond avec la quête de la sagesse, une marche ténue vers la fécondité. Une mouvance, un élan vers un autre élan.

 

Glenmor par Xavier Grall n° 388

 

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Lumière du monde  (ETERNITES) posté le dimanche 14 décembre 2014 18:07


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1eroctobre jour de la fête de celle qui disait :

"penser à une personne que l'on aime c'est prier pour elle."

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En hiver la terre pleure  (POESIES) posté le dimanche 23 novembre 2014 12:47


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En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pâle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.

Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, où donc sont tes roses ?
- Astre, où donc sont tes rayons ?

Il prend un prétexte, grêle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C’est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s’en allant ;

Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S’en va le plus tôt qu’il peut.

 

Victor Hugo

 

 

 

 

 

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Ahmad Shah Massoud  (PHILOSOPHIE) posté le samedi 08 novembre 2014 18:55


En hommage au Lion du Pansjshir

 

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"Des volutes de poussières s'élèvent de mon mosolée. Mon coeur bat encore pour l'amour même si mon corps est privé de vie."

 

Mon coeur m'échappe.

À l'aide, hommes de jugement!

Mon secret ne le sera plus

pour bien longtemps.

 

Ma barque est en morceaux.

Souffle, ô vent secourable,

pour que je puisse voir encore ce visage!

 

Nous n'avons que dix jours

d'enchantement sur terre :

sers-toi, pour tes amis,

de ce temps éphémère.

 

Le repos, dans ce monde et

dans l'autre, est concis :

sois bon pour tes amis,

pardonne à l'ennemi.

 

Hâfez Shirâzi

"L'amour, l'amant, l'aimé"

Mystère 5 

 

 

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Une après pluie  (POESIES) posté le lundi 13 octobre 2014 17:08


Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Après la pluie


Derrière les carreaux cohue, feuillage qui s'attroupe,
Ciel croulé qu'on n'enlève pas des routes.
En pause tout s'est posé. Mais que fut la commençante
Chose? Le colloque, maintenant autre, est chose gente.

La chose commençante fut: corps perdus, tohu-bohu,
Chaos d'assauts « Sus à l'enclos ! », rapt des couronnes
D'arbres. Puis: sous le déluge parc moulu, grêlons dessus !
Puis depuis: du hangar aux terrasses sauts qui sonnent !

A présent on ne peut que suffoquer de force dense.
Et qu'importe qu'aient éclaté les veines du peuplier ?
L'air du jardin, comme eau de seltz qui danse,
Joue à faire pétiller la détresse du peuplier.

Aux vitres du balcon, comme aux dos, aux hanches
Des baigneuses frileuses, maint ruisselet de moiteur penche.
Givré, le coin du fraisier scintille;
Tout grêlon se mue en sel qu'en l'office on éparpille.

Vois: se déliant des toiles d'araignée, un rayon
Dans l'ortie alité, semble dire: « Repos, assez !»
A ses côtés luit l'instant où sa braise dans tout buisson
Sera brasier, puis verrerie où l'arc-en-ciel sera brassé.

Armand Robin

 Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Après la pluie

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