Accueil Date de création : 02/02/09 Dernière mise à jour : 23/11/14 15:50 / 151 articles publiés

En hiver la terre pleure  (POESIES) posté le dimanche 23 novembre 2014 12:47


Blog de klaud : ART ILIZ "éternités", En hiver la terre pleure

 

En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pâle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.

Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, où donc sont tes roses ?
- Astre, où donc sont tes rayons ?

Il prend un prétexte, grêle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C’est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s’en allant ;

Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S’en va le plus tôt qu’il peut.

 

Victor Hugo

 

 

 

 

 

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Ahmad Shah Massoud  (PHILOSOPHIE) posté le samedi 08 novembre 2014 18:55


En hommage au Lion du Pansjshir

 

Blog de klaud : ART ILIZ "éternités", qqq

 

"Des volutes de poussières s'élèvent de mon mosolée. Mon coeur bat encore pour l'amour même si mon corps est privé de vie."

 

Mon coeur m'échappe.

À l'aide, hommes de jugement!

Mon secret ne le sera plus

pour bien longtemps.

 

Ma barque est en morceaux.

Souffle, ô vent secourable,

pour que je puisse voir encore ce visage!

 

Nous n'avons que dix jours

d'enchantement sur terre :

sers-toi, pour tes amis,

de ce temps éphémère.

 

Le repos, dans ce monde et

dans l'autre, est concis :

sois bon pour tes amis,

pardonne à l'ennemi.

 

Hâfez Shirâzi

"L'amour, l'amant, l'aimé"

Mystère 5 

 

 

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Une après pluie  (POESIES) posté le lundi 13 octobre 2014 17:08


Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Après la pluie


Derrière les carreaux cohue, feuillage qui s'attroupe,
Ciel croulé qu'on n'enlève pas des routes.
En pause tout s'est posé. Mais que fut la commençante
Chose? Le colloque, maintenant autre, est chose gente.

La chose commençante fut: corps perdus, tohu-bohu,
Chaos d'assauts « Sus à l'enclos ! », rapt des couronnes
D'arbres. Puis: sous le déluge parc moulu, grêlons dessus !
Puis depuis: du hangar aux terrasses sauts qui sonnent !

A présent on ne peut que suffoquer de force dense.
Et qu'importe qu'aient éclaté les veines du peuplier ?
L'air du jardin, comme eau de seltz qui danse,
Joue à faire pétiller la détresse du peuplier.

Aux vitres du balcon, comme aux dos, aux hanches
Des baigneuses frileuses, maint ruisselet de moiteur penche.
Givré, le coin du fraisier scintille;
Tout grêlon se mue en sel qu'en l'office on éparpille.

Vois: se déliant des toiles d'araignée, un rayon
Dans l'ortie alité, semble dire: « Repos, assez !»
A ses côtés luit l'instant où sa braise dans tout buisson
Sera brasier, puis verrerie où l'arc-en-ciel sera brassé.

Armand Robin

 Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Après la pluie

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L'amour  (ETERNITES) posté le vendredi 10 octobre 2014 17:12


Pour Marie...

 

Blog de klaud : ART ILIZ "éternités", L'amour

 

Arbre de Jessé église de la Triité Porhoët (56)

 

L'amour comme une épée dans le flanc du poète

Les orgues du Seigneur musiquent la vêprée

Seigneur, je suis venu de loin pour te connaître

Encore un peu de temps, plus loin je t'attendrai.

 

On déchire le ciel dans la ronce et le houx

On relève en trois jours notre temple de chair

Heureux qui boit dans le torrent de la lumière

Heureux les invités au Banquet de l'Epoux!

 

Si le monde qui vient vers nous n'est que blessure

Si l'enfant de mon coeur chaque jour est blessé

Les vieilles liturgies lui donneront droiture

La luisance du vent jouera dans les vergers

Son âme s'offrira t-elle une fiancée

A celui-là qui s'aime en chaque créature.

 

Charles Le Quintrec

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Rêverie  (POESIES) posté le mercredi 24 septembre 2014 16:49


 

Blog de klaud : ART ILIZ "éternités", Rêverie

 

Oh ! laissez-moi ! c’est l’heure où l’horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L’heure où l’astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu’en ces jours où l’automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Là-bas, - tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l’ombre s’amasse au fond du corridor, -
Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d’or !

Qu’elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
Mes chansons, comme un ciel d’automne rembrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
Et longtemps, s’éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l’horizon violet

 

Victor Hugo

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