Accueil Date de création : 02/02/09 Dernière mise à jour : 19/04/14 10:45 / 131 articles publiés

Matthieu : j'avais vingt ans  (ETERNITES) posté le samedi 19 avril 2014 10:45


Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Matthieu : j'avais vingt ans


J'avais vingt ans, il y a longtemps que je ne revois plus ni  lui, ni les autres qui se tenaient près de moi.

Je me rapelle l'obscurité de la salle basse et la soudaine lumière née de l'horizon qui recouvrit la pâle lumière intérieure tissée d'ombres, et qui rendit laiteux, opaque, mourant, le ciel à l'extérieur.

Et puis la main, pleine lumière sur un visage, une autre main appelée, tendue vers lui, et lui penché, déjà dans une humble zone d'ombre, recueilli.

Je ne sais si ce fut la lumière ou si ce fut l'obscurité qui l'enveloppa dans un cône de brume, et je le vis penché qui scrutait la table comme la cuvette du temps.

Des pas, les épaules dans la pleine lumière, la porte ouverte, le trot d'un cheval qui s'éloigne.

Mais ici commence l'après, l'histoire que j'ignore ou ne me rappelle pas.

Je sais qu'il mourut en Perse, ou en Ethiopie, que comme Hector il tomba dans le sang.

Mais le souvenir se fixe seulement dans cette lumière qui rendit vivant le corps mortel plus que toute autre lumière jamais vue jusqu'à ce jour, et comme si je touchais les couleurs de son corps je le vis s'en aller, ouvrir la porte.

La salle était emplie de lumière rougeoyante, fibres de sang dans l'air, et corps sculptés.

Puis nous aussi nous sortimes de ce temps-là, de nouveau seuls, incertains, dispersés.

Roberto Mussapi

 

 

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Curieux et impatient...  (PHILOSOPHIE) posté le samedi 19 avril 2014 10:41


Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Curieux et impatient...


« En quel genre a-t-on vu les règles produire des chefs-d'œuvre ? N'est-ce pas au contraire les grands exemples qui de tout temps ont servi de base et de fondement à ces règles, dont on fait une entrave au génie en intervertissant l'ordre des choses ? […] le génie curieux, impatient, toujours à l'étroit dans le cercle des connaissances acquises, soupçonne quelque chose de plus que ce qu'on sait ; agité par le sentiment qui le presse, il se tourmente, entreprend, s'agrandit, et, rompant enfin la barrière du préjugé, il s'élance au-delà des bornes connues. Il s'égare quelquefois, mais c'est lui seul qui porte au loin dans la nuit du possible le fanal vers lequel on s'empresse de le suivre. Il a fait un pas de géant et l'Art est étendu. »

Beaumarchais

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Brahms Concerto n°1 : Adagio  (MUSIQUES) posté le jeudi 13 mars 2014 13:51


 

Blog de klaud : ARTBRETAGNE "éternités", Brahms Concerto n°1 : Adagio

 

On ne peut écouter le n° 2 sans vivre le n°1 :

« Les passions n'appartiennent pas aux hommes comme des choses naturelles. Elles sont toujours des exceptions ou des exagérations. Celui chez qui elles dépassent les bornes, doit se considérer comme malade et songer à un remède pour sa vie et sa santé. (?) Les passions doivent vite s'estomper, ou alors, il faut les chasser. »

Yohannes Brahms à Clara Shumann 17 octobre 1857

 

 

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Brahms Concerto n°2 : Andante  (MUSIQUES) posté le jeudi 13 mars 2014 13:51



"Voici un mouvement musical qui a accompagné mon enfance, à l'écoute de cette merveille, il m'est difficile de ne pas avoir une émotion en partage et aussi me rappeler tant de doux souvenirs alors même que je découvrais les génies de la musique. J'ai toujours pensé que ce compositeur avait la Grâce de Dieu dans ses mélodies. Il fut homme de fête dans les cabarets où les violons résonnaient pour enflammer les nuits chaudes et slaves. De toutes ces errances nécessaires à son destin, Brahms, le grand, a retiré des sons de cordes du peuple, mais aussi les larmes de son coeur tout de poésie et de beauté. Que celui qui n'entend pas le dialogue entre l'orchestre et le piano n'insiste pas car c'est de cet entretien dont il s'agit ici...discours du coeur avec l'éternité."

Johannes Brahms 1833-1897

Quand il fit à vingt ans la connaissance de  Robert et Clara Schumann à Dusseldorf, Brahms (qui avait eu des débuts difficiles : une famille pauvre, des travaux de nègre, les bouges à matelots de Hambourg où il tapait sur le piano pour gagner sa vie) goûta, pour la première fois la douceur d'une authentique chaleur humaine. Les Schumann l'adoptèrent, lui et sa musique, à bras ouverts. Brahms répondit à cette amitié par une affection profonde qui dura toute sa vie. Il commença alors sa vérité créatrice pleine de couleurs musicales des pays slaves, où violons et cordes parlent avec volupté et douceur.

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אלוהים מרגיע את ה  (ETERNITES) posté le jeudi 28 novembre 2013 15:00


Blog de klaud : ART ILIZ "éternités", tttttttttt

Et une femme parla, disant, Parlez-nous de la Douleur.

Et il dit :

Par la douleur se brise la coquille qui enveloppe votre entendement.

De même que le noyau du fruit doit se rompre pour que son coeur puisse s'offrir au soleil, ainsi vous devez connaître la douleur.

Et pourriez-vous garder votre coeur dans l'émerveillement du miracle quotidien de votre vie, votre douleur n'apparaîtrait pas moins merveillleuse que votre joie;

Et vous accepteriez les saisons de votre coeur, de même que vous avez toujours accepté les saisons qui passent sur vos champs.

Et vous veilleriez avec sérénité à travers les hivers de votre tristesse.

Beaucoup de votre douleur est par vous-mêmes choisi.

C'est la potion amère par laquelle le médecin en vous guérit votre moi malade. Faites donc confiance au médecin et buvez sa potion en silence et tranquillité :

Car sa main, quoique lourde et dure, est guidée par la main bienveillante de l'Invisible,

Et la coupe qu'il offre, bien qu'elle brûle vos lèvres, a été façonnée de l'argile que le Potier a mouillé de Ses propres larmes sacrées.

Khalil Gibran, Le Phophète

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