Accueil Date de création : 02/02/09 Dernière mise à jour : 15/05/12 22:45 / 200 articles publiés

De l'esclavage à Armand Romain le poète anarchiste  (POESIES) posté le mardi 15 mai 2012 22:45

Blog de klaud :ARTBRETAGNE 'éternités', De l'esclavage à Armand Romain le poète anarchiste

Trois artistes présentaient la première d’un spectacle intitulé  Les brasiers du verbe, mercredi soir à la maison d’Hyppolyte. Jean-Pierre Gaillard, Mireille Fafra et Brigitte Kloareg s’y relaient pour faire vivre des extraits du discours de 1955 d’Aimé Césaire sur la colonisation. Cette démarche artistique est un éveil sur le monde dont le message principal tourne autour de l’hypocrisie collective quant à la colonisation et à la civilisation. Qu’est ce donc que l’esclavage ? Nul ne colonise innocemment et impunément, l’entreprise coloniale a instillé un poison dans les veines de l’Europe, les maîtres ont inventé la chosification de l’homme. Jean Métellus, poète Haïtien sera également lu à propos de ces millions d’hommes arrachés à leurs terres, puis des extraits poétiques de  Ma vie sans moi, premier recueil d’Armand Robin. L’illustration musicale de Brigitte Kloareg s’invite légèrement pour la méditation de textes d’une grande portée philosophique et poétique.


Claude Aimé Marie CADORET

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Le voyage et la réalité  (POESIES) posté le lundi 30 avril 2012 16:27

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« La chambre de veille » et « Les veuves de verre », deux ouvrages poétiques où Alexis Gloaguen raconte ce que la réalité lui propose.


Samedi, la librairie Penn de Ben recevait Alexis Gloaguen dans le cadre de la journée des libraires indépendants de France. Actuellement domicilié en centre-Bretagne, cet écrivain philosophe en est à son quatorzième livre. Il était question samedi de lire des extraits choisis du recueil de textes « Les veuves de verre », écrit à Saint-Pierre et Miquelon, alors même qu’il participait au développement d’une activité alternative à la pêche à la morue dans les deux îles. Ce projet avait pour objectif d’enseigner le Français aux anglophones Canadiens et Américains à Saint-Pierre pendant des stages sur mesure. À partir de cette activité, Alexis Gloaguen à beaucoup voyagé au Canada, fréquentant les grandes villes qu’il décrit dans un style poétique inspiré de l’instant. Il raconte la violence et la fasciation devant les quatre tours totémiques en verre et en acier de Toronto, et la société du paraître qui côtoie la pauvreté sans la regarder, la domination des activités humaines au pays des grands lacs : " j'écris au présent, mais cela ne se limite pas à une description, la situation de départ est toujours réelle." « La chambre de veille », c’est une avant-première à Quimperlé, la sortie nationale est fixée le 4 mai 2012. L’ouvrage repose sur une écriture où ce qui importe, c’est l’image poétique. Réalisé à partir d’une résidence d’auteur à Ouessant, l’auteur y dédie ses images mises en mots aux habitants de l’île dont il effleure les secrets. Quatre mois de solitude inspirent ce recueil de mots voyageurs en hommage à la nature. « La chambre de verre », éditions Maurice Nadeau, 20 €.


Claude Aimé-Marie CADORET Ouest-France 30 avril 2012

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L'oppression  (PHILOSOPHIE) posté le lundi 23 avril 2012 23:10

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Ces mains bonnes à tout même à tenir des armes
Dans ces rues que les hommes ont tracées pour ton bien
Ces rivages perdus vers lesquels tu t'acharnes
Où tu veux aborder
Et pour t'en empêcher
Les mains de l'oppression

Regarde-la gémir sur la gueule des gens
Avec les yeux fardés d'horaires et de rêves
Regarde-là se taire aux gorges du printemps
Avec les mains trahies par la faim qui se lève

Ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour
Et que l'on dit braqués sur les chiffres et la haine
Ces choses défendues vers lesquelles tu te traînes
Et qui seront à toi
Lorsque tu fermeras
Les yeux de l'oppression

Regarde-la pointer son sourire indécent
Sur la censure apprise et qui va à la messe
Regarde-la jouir dans ce jouet d'enfant
Et qui tue des fantômes en perdant ta jeunesse

Ces lois qui t'embarrassent au point de les nier
Dans les couloirs glacés de la nuit conseillère
Et l'Amour qui se lève à l'Université
Et qui t'envahira
Lorsque tu casseras
Les lois de l'oppression

Regarde-la flâner dans l'œil de tes copains
Sous le couvert joyeux de soleils fraternels
Regarde-la glisser peu à peu dans leurs mains
Qui formerons des poings
Dès qu'ils auront atteint
L'âge de l'oppression

Ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour
Et que l'on dit braqués sur les chiffres et la haine
Ces choses défendues vers lesquelles tu te traînes
Et qui seront à toi
Lorsque tu fermeras
Les yeux de l'oppression


Léo Ferré 1972

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Sagesse Africaine  (PHILOSOPHIE) posté le vendredi 20 avril 2012 15:45

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Tous au Larzac : leçon d'histoire  (ACTUALITE) posté le samedi 10 mars 2012 15:33

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Christian Rouaud a obtenu un césar pour son film Tous au Larzac. Crée à partir d’archives, de témoignages d’aujourd’hui, ce film est la continuité d’un autre sujet sur les ouvriers de Lip. « J’ai voulu introduire le sujet comme un western, les années soixante-dix nous parlent d’aujourd’hui. L’histoire du Larzac me paraît totalement contemporaine, Lip et le Larzac, c’est la lutte des travailleurs et des paysans, de l’usine et de la terre. Les 103 paysans qui devaient être expulsés par l’armée ont vite compris qu’ils n’y arriveraient pas seuls. En partenariat avec le mouvement de la paix, c’est un des films possible sur le Larzac, l’histoire est racontée par 9 protagonistes et un dixième : le paysage. » précise Christian Rouaud. Onze années ont été nécessaires dans ce combat non-violent car il n’y avait de choix au départ que de « prendre le fusil ou partir », la première manifestation a eu lieu à Rodez en 1972 où les paysans sont montés en tracteurs, il y avait 20 000 personnes. Puis ce furent d’interminables actions : occupation des terres pour la culture, manifestation silencieuse à Paris, création de comités, slogans peints sur les engins militaires, mini-ferme sous la tour Eiffel… Au bout du compte, c’est l’élection présidentielle de 1981 qui donnera la victoire aux paysans alors même que tous les recours étaient épuisés. Mais ce film en plus d’être émouvant trente années plus tard, c’est aussi une adaptation sonore où des musiciens bretons interviennent avec la même conviction que l’auteur : Pat O’May, Roland Becker, Patrick Molard, le bagad de Locoal Mendon y apportent beaucoup de poésie.  Michèle Vincent  intervient comme témoin de l’époque dans le film avec Joseph Pinaud membre d’un comité local, sont deux combattants de la première heure qui rappellent quelle fut la place de la solidarité dans cette aventure qui les a unis pour longtemps, la place importante de l’humour : « il n’y a jamais eu de chèvres dans le Larzac, à part Staline le bouc du film ! » (sourires), s’amuse Jospeh Pinaud. Les témoignages de gens du pays ont valeur d’enseignement aujourd’hui : « ils l’ont fait, c’est donc possible ! », une lutte paysanne qui a changé leur regard sur l’organisation de la société, les syndicats dominants et l’administration. Derrière ce qui s’est réellement passé, un mouvement prend sa source au Larzac, dans de multiples combats (OGM, mondialisation, agriculture paysanne…). Aujourd’hui cette histoire a renforcé l’idée qu’il peut y avoir une agriculture différente, sur la base d’un modèle plus solidaire. Selon Joseph Pinaud : « 8 000 hectares sont gérés à présent dans ce territoire, le modèle existe donc, ce n’est pas de la théorie, le Larzac est le seul lieu en France qui voit sa population agricole augmenter, grâce à la diversification, aux circuits courts et à la solidarité. »

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